De la vigne, des hommes et du temps…
Le Château des Annereaux, au cœur de l’appellation Lalande-de-Pomerol, est cultivé par la même famille depuis 1390 : vingt générations s’y sont succédé. Le domaine recherche dans ses vins la finesse, la fraîcheur et l’équilibre.
Conduit en agriculture biologique depuis 2007, certifié depuis le millésime 2010, le vignoble s’inscrit dans une viticulture durable. Nichoirs, haies, ruches, arbres fruitiers et panneaux solaires participent à la préservation de la biodiversité et à la réduction de l’empreinte carbone du domaine, certifié B Corp depuis 2023.
Les vins du domaine sont proposés en vente directe, du millésime 2022 aux millésimes anciens conservés au chai.
Dates clés
1390 – Présence de la famille Annereau
La présence de la famille Annereau est attestée dès 1390 : un document rédigé en langue gasconne et adressé par la famille au commandeur du Temple la mentionne à Lalande en Poumeyrou.
1598 – Le manoir des Annereaux
1598 est la date présumée de la construction d’une maison d’habitation qui sera dénommée « manoir » dans divers actes notariés, et remaniée à plusieurs reprises au début du XIXe puis au XXe siècle.
Marguerite Annereau épouse André Malescot. Par la suite, le domaine est transmis par les femmes, d’où les noms successifs des propriétaires. Pendant plus de deux cents ans, la famille Malescot est à la tête des Annereaux, tout en étant très présente dans la vie sociale, politique et religieuse de la région.
1660 – Début de l’ère Malescot
1818 – Agrandissement
La famille est nombreuse et la vie sociale active, des améliorations de l’habitation sont nécessaires, le « manoir » est rehaussé d’un étage.
Suzanne Malescot épouse Jean Frédéric Soehnée, industriel et banquier originaire de Landau, dont la famille compte de fortes personnalités : Jean Michel, l’un des premiers censeurs de la Banque de France, et Charles Frédéric, artiste qui inventa un vernis portant son nom et produisit quelques peintures, dont des exemplaires se trouvent au Louvre.
1824 – L’ère Soehnée
Caroline Soehnée, veuve très jeune de Francis Ponsot, prend la direction du domaine des Annereaux. Elle affronte avec courage la crise phylloxérique en choisissant le camp des « américanistes », favorables au greffage, contre les « chimistes », favorables à la lutte par le sulfure de carbone. Elle conduit avec une rigueur toute scientifique des essais de greffages et de porte-greffes.
1873 – La lutte contre le phylloxéra
Construction d’un nouveau cuvier mécanisé, « ultramoderne », par Armand Ponsot, fils de Caroline Soehnée. Les cuves en béton dont l’équipement a été rénové (portes, robinetterie, revêtement, thermorégulation) sont encore opérationnelles.
1911 – Nouveau cuvier
1912 – Le château
Le « manoir » est remanié et prend l’allure d’une villa italienne, au crépi rose. On l’appelle désormais le « château ».
Après les difficultés de la guerre et les problèmes économiques, une forte gelée détruit une grande partie du vignoble, et des primes d’arrachage sont octroyées. Charles Rulleau, gendre d’Armand Ponsot, se résigne à arracher entièrement le vignoble (35 ha). S’ensuit une période noire, où les tentatives d’élevage et de culture de maïs sur ces terres pauvres échouent.
1956 – Période noire
1961 – Vente avortée
La vente est envisagée. Le maire de Libourne, Robert Boulin, projette la création d’un lycée agricole et se porte acquéreur du domaine pour l’y installer. Mais les négociations échouent, le lycée sera construit à Montagne.
1969 – Renaissance du vignoble
La famille, très attachée à ses racines, gère une situation de plus en plus précaire jusqu’à ce qu’une solution se fasse jour : Jean Milhade, viticulteur et négociant en vins, achète la moitié de l’indivision des Annereaux, Madame Jacques Hessel (Claude Rulleau) conservant sa part. La replantation du vignoble est entamée.
2004 – Domaine familial reconstitué
Les héritiers de Jean Milhade qui détiennent toujours la moitié des parts de l’ancienne indivision souhaitent s’en séparer. Dominique et Marie-Hélène Hessel les rachètent, reconstituant ainsi le domaine familial.
2010 – Premier millésime en bio
Après trois ans d’efforts pour maîtriser la culture biologique, le millésime 2010 est le premier à porter le logo AB sur son étiquette.
2013 – L’histoire continue
Benjamin Hessel, vigneron, fils de Marie-Hélène et Dominique Hessel, rejoint le domaine pour les vendanges 2013.
2014 – Rénovation d’envergure
Chai, cuvier, stockage, bureaux : d’importants travaux d’aménagement et de modernisation sont réalisés.
Le Château des Annereaux est certifié B Corp depuis 2023. Cette certification porte sur la performance sociale et environnementale, la transparence et la responsabilité de l’entreprise.
Cavistes, restaurateurs et importateurs peuvent demander le tarif professionnel du château.

